Conjoncture économique
L'exploitation des réserves maritimes de pétrole depuis le début des années 1970 avait fait du Cameroun une des nations les plus prospères d'Afrique tropicale, mais la mauvaise gestion économique et la surévaluation de la devise ont mené le pays à la récession ces dernières années. Le solde du compte courant s'est dégradé, les déficits fiscaux se sont accrus et la dette extérieure a augmenté. Le gouvernement s'est engagé dans une série de programmes de réformes économiques soutenus par la Banque Mondiale et le FMI. Cependant, les ressources publiques du Cameroun sont toujours caractérisées par une forte dépendance vis-à-vis des recettes pétrolières, alors même que la production de pétrole diminue dans le pays. En outre, le Cameroun n'est pas encore capable d'attirer suffisamment d'investissements étrangers, à cause notamment d'infrastructures insuffisantes et d’un des plus hauts niveaux de corruption du monde.
La crise financière internationale a durement frappé cinq secteurs de l'économie camerounaise : l’aluminium, le bois, le caoutchouc, le coton et le pétrole brut. Au cours du quatrième trimestre 2008, le coton, le caoutchouc et l’aluminium ont connu une baisse de leur valeur d’exportation respectivement de 17,5%, 42,5% et 55%. Les commandes de la filière bois ont toutes ont été gelées. Le Fonds Monétaire International est intervenu en 2010 pour soutenir l'économie du pays en offrant une enveloppe de 106 millions d'euros d'aides pour faire face aux contrecoups de la crise. Le budget du pays pour 2011 est également analysé par la mission du Fonds Monétaire International afin de conseiller le Ministère des Finances sur les choix primordiaux à effectuer d'un point de vue économique. Le renforcement du système bancaire du Cameroun est nécessaire et fera partie des axes de développement pour 2011.
Principaux secteurs d'activité
Le secteur primaire contribue à près d'un quart du PIB et emploie environ 50% de la population active. Avant l'avènement du commerce du pétrole, l'agriculture était le pilier économique du pays. Le Cameroun reste l'un des principaux producteurs mondiaux de certaines denrées alimentaires, notamment le cacao, le café, les bananes, les produits dérivés de la palme, le tabac, le caoutchouc et le coton. La pêche et la sylviculture sont les deux autres activités importantes du pays. Les ressources minérales du Cameroun incluent le minerai de bauxite et le fer.
Le secteur secondaire compte pour près d'un quart du PIB. Les principales industries du pays sont la préparation industrielle des aliments, la scierie, la fabrication de biens de consommation légers et le textile.
Le secteur tertiaire représente la moitié du PIB. Il profite de l'activité économique créée autour de l'oléoduc Doba/Kribi, opérationnel depuis juillet 2004. Le secteur des services est en pleine croissance : télécommunication, trafic aérien, transports.
Commerce extérieur
Le Cameroun est ouvert au commerce international. Il est membre du Commonwealth, de la Zone Franc et de la CEMAC (Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale). La part du commerce extérieur du Cameroun par rapport à son PIB est d'environ 50%.
Ses trois principaux clients sont l'Espagne, l'Italie et la France. Les produits principalement exportés sont les carburants minéraux, le pétrole, le bois, le charbon, le cacao, le coton et l'aluminium. Ses trois principaux fournisseurs sont le Nigéria, la France et la Chine. Le Cameroun importe principalement des carburants minéraux et du pétrole, des céréales, des véhicules, des machines et des équipements électriques et électroniques.
L’Union Européenne est le premier partenaire commercial du Cameroun, représentant plus de 50% des échanges hors pétrole. Les deux entités ont signé un accord de partenariat économique le 15 janvier 2009. Le Cameroun s'est ainsi engagé à libéraliser à terme 80% des importations venant de cette zone sur une période de 15 ans. Depuis quelques années, l’Asie orientale (notamment la Chine, le Japon, l’Inde et la Thaïlande) renforce ses liens commerciaux avec le Cameroun. La zone représente aujourd'hui près de 20% du total des échanges du pays.
Du fait des importations massives de produits alimentaires, la balance de paiement du pays reste déficitaire et le pays doit améliorer son degré d'ouverture dès 2011 pour améliorer ses performances sur le plan du commerce extérieur.
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Dernières mises à jour en Février 2012