Conjoncture économique
L'économie croate enregistre des résultats encourageants. La croissance de la demande domestique soutient le dynamisme économique, elle-même stimulée par le récent boom du crédit qui a suivi la privatisation des banques et leur rachat par des capitaux étrangers, les investissements (principalement dans la construction de routes), le dynamisme du secteur touristique et les profits réalisés par les PME privées. Le taux de croissance du PIB a poursuivi sa progression : 4,7% en 2006 et 5,5% en 2007. Afin de soutenir l'économie nationale, le gouvernement croate a resserré son budget. Il a commencé les privatisations et a adopté des politiques favorisant l'ouverture économique du pays au commerce international.
Cependant, la croissance économique s'est ralentie depuis 2008 et surtout en 2009, principalement du fait de la faiblesse de la consommation dans le pays, de la baisse de la demande intérieure et de la chute des exportations. La Croatie fait face à un taux de chômage élevé, de l'ordre de 15% de la population active. L'inflation est sous contrôle, restant inférieure à 3%. La Croatie a été touchée par la crise économique mais dans une moindre mesure en comparaison des autres pays européens. Le pays a adopté des mesures d'assainissement de l'économie en amont de la crise et a injecté des liquidités dans le secteur bancaire ce qui a permis ensuite de mieux faire face aux effets de la crise. Un ralentissement de l'économie a toutefois eu lieu en Croatie et le secteur touristique, un des moteurs de l'économie, a dû faire face à une baisse de la fréquentation du pays par les étrangers.
En 2010, le pays est entré en récession les 6 premiers mois de l'année et le PIB a continué de baisser. Selon les analystes financiers, la situation économique croate ne devrait pas beaucoup s'améliorer en 2011 et 2012. Le pays doit en effet faire face à de nombreux défis : déséquilibres financiers interne et externe, politique fiscale inadaptée, baisse de la consommation des ménages et hausse du chômage, manque d'investissements dans des secteurs clés.
Principaux secteurs d'activité
Le secteur agricole représente plus de 6% du PIB du pays. La Croatie produit du blé, du maïs, des betteraves à sucre, des fruits, du vin et de l'huile d'olive.
L'industrie se concentre dans des activités très concurrentielles : textile, bois, sidérurgie, aluminium et agroalimentaire. Plus d'un tiers du territoire national étant couvert de forêt, l'industrie du bois est un des secteurs fondamentaux dans l'économie. Les ressources minières sont, quant à elles, limitées. L'industrie manufacturière, qui emploie 90% du total des salariés, a connu une contraction de 12% durant les six premiers mois de l'année 2009. La production industrielle a quant à elle ralenti de 10% au 1er semestre 2009. Il s'agit là du contrecoup de la crise économique globale qui a également affecté la Croatie.
De son côté, le secteur du tourisme est en plein essor. En effet, la Croatie reçoit presque 10 millions de visiteurs chaque année et cette croissance se confirme sur les années à venir avec le développement d'infrastructures encore plus modernes pour l'accueil des touristes étrangers.
Commerce extérieur
La Croatie a rejoint l'OMC en 2000 et a signé un Accord d'Association avec l'Union Européenne en 2001. Son économie dépend considérablement du commerce extérieur. La contribution de celui-ci au PIB était de 105% en 2008. Les trois principaux partenaires commerciaux de la Croatie sont l'Italie, la Bosnie et l'Allemagne. Ses trois principaux fournisseurs sont l'Italie, l'Allemagne et la Russie. La Croatie exporte principalement des carburants, des navires, des bateaux, des équipements, des machines mécaniques et électriques, du bois et des articles en bois. Les carburants, les équipements et les machines sont également des postes d'importation importants, ainsi que les véhicules. Les secteurs les plus prometteurs sont ceux du tourisme, de la construction, des télécommunications, et le secteur de la vente au détail.
La balance commerciale croate est très régulièrement déficitaire et avec la crise, le déficit s'est creusé du fait de la baisse des exportations. Les recettes liées au tourisme qui ont elles aussi été en baisse ont pu en partie compenser le déficit globa
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Dernières mises à jour en Février 2012