Conjoncture économique
Avec un PIB par habitant évalué à 1.900 USD, le Sénégal a longtemps connu des taux de croissance parmi les plus élevés de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine). Les réformes structurelles ont permis une modification importante du paysage économique du Sénégal, notamment grâce aux privatisations de nombreuses entreprises publiques dans la filière agricole et dans les infrastructures. Il reste cependant un PMA (Pays les Moins Avancés), près de 50% de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté.
Le secteur informel représente 60% du PIB. L'économie du pays souffre d'un réseau électrique défaillant, qui ralenti la croissance du pays (4% en 2011). Des investissements devraient intervenir dans ce secteur en 2012.
Le Pays est pauvre en ressources naturelles mais il s'agit de l'un des plus industrialisé d'Afrique de l'Ouest. La croissance est soutenue en particulier par le secteur des télécommunications. Elle devrait s'établir à près de 5% en 2012, poussée par une forte augmentation des investissements publics dans les transports.
Le Sénégal bénéficie de nombreux partenariats bilatéraux et de l'aide d'organismes internationaux (Banque Mondiale, FMI, UE, BAD). La Banque Mondiale, en particulier, a accordé un prêt de 3,6 milliards USD pour financer plus de 160 programmes dans de nombreux secteurs.
Principaux secteurs d'activité
Le secteur primaire emploie plus de 70% de la population active et contribue à 15% du PIB. L'agriculture sénégalaise se caractérise par une forte vulnérabilité face aux aléas climatiques et à la menace acridienne. Les principales cultures du Sénégal sont les arachides, le niébé, le manioc, les pastèques, le mil, le riz et le maïs. Le pays est relativement pauvre en ressources naturelles. La pêche est également source de recettes importantes.
Le secteur secondaire contribue à 20% du PIB. Il est fondé essentiellement sur la production d’engrais et d’acide phosphorique à destination de l’Inde et sur la transformation de l’arachide (huile et tourteaux pour le bétail) et des produits de la mer (malgré une raréfaction croissante de la ressource). Aujourd'hui, le secteur secondaire est en crise, faute de maîtrise des énergies.
Le secteur tertiaire contribue à près de 65% du PIB. Il bénéficie en particulier de l’excellence des infrastructures de télécommunication, qui favorise des investissements dans les téléservices et l’internet.
Commerce extérieur
La part du commerce extérieur dans le PIB du Sénégal est d'environ 70%.
Les importations représentent près de la moitie du PIB. Les principaux fournisseurs du pays sont la France le Royaume-Unis et la Chine. Le Sénégal importe principalement des carburants minéraux et du pétrole, des céréales, des machines et des véhicules.
Les exportations de biens et services contribuent à plus d'un quart du PIB. Les principaux clients du Sénégal sont le Mali, l'Inde, la France, la Gambie et la Guinée. Les principaux produits exportés sont les carburants minéraux et le pétrole, les produits maritimes, les produits chimiques inorganiques, le sel et le soufre et les véhicules.
Depuis plusieurs années, la Chine est un partenaire de plus en plus important pour le Sénégal comme en témoigne les sommets Chine-Afrique. La balance commerciale du pays s'est améliorée en 2011 et cette amélioration devrait se poursuivre sur 2012. Toutefois, le commerce extérieur sénégalais est caractérisé par un déficit structurel de la balance courante équivalente à plusieurs points de PIB d’année en année.
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Dernières mises à jour en Mai 2012