Conjoncture économique
Depuis 2000, la Slovaquie a connu un taux de croissance du PIB durable et stable, induit notamment par son intégration dans l'Union Européenne en mai 2004. Le système de taxation est bien adapté aux besoins du commerce et la main-d’œuvre est qualifiée. Le pays jouit aussi d'une position géographique avantageuse, situé au carrefour de l'Europe Centrale. Le déficit budgétaire a longtemps été contenu, notamment grâce à des réformes structurelles majeures mises en place dans le cadre de la préparation à l'adhésion du pays à la zone Euro.
Mais l'économie slovaque, touchée par la crise financière en 2008 et 2009, subit la crise de la zone Euro qui s'est approfondie en 2011. Membre de cette zone, qu'elle a rejoint en 2009, le pays subi un ralentissement économique global. Après avoir connu une croissance de 4% en 2010, celle-ci s'est limitée à 3% en 2011 (pourtant l'un des taux des plus élevés des pays d'Europe Centrale) et devrait décélérer à hauteur de 1% en 2012.
L'économie Slovaque est aussi pénalisée par sa faible demande intérieur, avec un secteur du bâtiment en crise prolongée et une consommation des ménages en diminution (-3% en 2011). L'inflation est remontée à 4% en 2011 et le chômage continue sa poussée malgré une croissance économique positive, atteignant 13,4% en 2011. L'endettement du pays devrait atteindre 45% du PIB en 2012. En effet, une large part de la dette extérieure slovaque (45%) dépend de la zone euro. Seules les exportations tirent la croissance. Elles devraient rester dynamiques en 2012, en fonction du dynamisme économique de ses partenaires européens.
Principaux secteurs d'activité
Le secteur agricole n'a jamais été très développé en Slovaquie et représente moins de 3,5% du PIB. Les principaux produits agricoles du pays sont les céréales, les pommes de terre, les betteraves à sucre et le raisin. La région montagneuse de la Slovaquie dispose de vastes forêts et pâturages utilisés pour l'élevage intensif des moutons. Le pays est riche en ressources minérales, notamment le fer, le cuivre, le plomb et le zinc.
La faible importance du secteur agricole reflète aussi le caractère secondaire et tertiaire de l’économie slovaque.
Le secteur secondaire représente environ un tiers du PIB. Les secteurs d'industrie lourde tels que le métal et l'acier sont toujours dans une phase de restructuration. Les industries à haute valeur ajoutée, telles que l'électronique, l'ingénierie et la pétrochimie sont installées dans la partie occidentale du pays. Certains secteurs, tels que l'automobile et les biens de consommation, présentent des opportunités d'investissement intéressantes pour les investisseurs étrangers.
Le secteur des services représente environ 60% du PIB. Il est dominé par le commerce et l'immobilier. Le développement du tourisme laisse également à penser qu'il deviendra l'un des secteurs importants de l'économie slovaque dans les années à venir. Il s'agissait déjà en 2011 d'un des secteurs les plus dynamiques de l’économie slovaque.
Commerce extérieur
La forte tradition industrielle de la Slovaquie, une fiscalité avantageuse, une main d’œuvre encore bon marché et qualifiée, des infrastructures en plein développement, dopées par un afflux de fonds européens et une croissance fragile mais réelle, font de ce pays un lieu de prédilection pour les échanges commerciaux. La croissance économique de la Slovaquie est tirée depuis 2009 par les exportations du pays. Celles-ci se sont montées a près de 2 milliards EUR en 2011 et devraient se maintenir en 2012. La part du commerce extérieur dans le PIB du pays, qui a dépassé les 100% en 2010, reste très importante.
La balance commerciale Slovaque est en déficit, notamment en raison des importations d'énergie en provenance de Russie et de l'importation substantielle de machines et d'équipements électriques et électroniques utilisés dans les secteurs de l'automobile et de l'énergie. Néanmoins, le dynamisme du secteur tertiaire devrait permettre, à terme, d'améliorer cette situation.
Les trois principaux fournisseurs du pays sont l'Allemagne, la République Tchèque et la Russie. Ses trois principaux clients sont l'Allemagne, la République Tchèque et l'Autriche. La crise européenne met en relief l'exposition du pays puisque plus d’un tiers de ses exportations dépendent de la zone euro.
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Dernières mises à jour en Mai 2012