Conjoncture économique
Doté des réserves de pétrole parmi les premières au monde (314 Mds de barils), le Venezuela est la 4ème puissance économique d’Amérique latine derrière le Brésil, le Mexique et l’Argentine. Excessivement dépendante des fluctuations du prix du pétrole, l'économie vénézuelienne a été très touchée par la crise économique mondiale, sa croissance se contractant de -3,3% en 2009 et de -1,3% en 2010. La croissance a toutefois été au rendez-vous en 2011 avec un taux de 2,8%.
Le modèle de croissance vénézuélien repose sur deux piliers : la consommation interne (72% du PIB) et une forte dépense publique (qui a été estimée pour 2011 à 32% du PIB), orientée vers la redistribution de la rente pétrolière en faveur des strates les plus défavorisées de la population.
La priorité du gouvernement est de sortir le pays de la crise. Face à une inflation galopante (27% en 2010 et 26% en 2011), il a instauré un double taux de change et dévalué la devise nationale de près de 50%. Le résultat a été l'apparition d'un marché parallèle sur lequel le dollar US s'échange à des taux très élevés. Le gouvernement doit aussi faire face à la conjonction de deux crises sectorielles graves : le manque d’eau dans le pays et le déficit de production du secteur électrique, généré par l’absence d’investissements adaptés depuis de longues années. La dette contractée auprès de la Chine, devenue un des principaux partenaires commerciaux du pays, a fortement augmenté ces dernières années
Le modèle économique vénézuélien constitue une économie mêlant économie rentière administrée, consommation de masse et socialisation croissante des moyens de production. Les richesses du pays sont inégalement réparties au sein de la population. Le taux de chômage a atteint 8,3% en 2011 et près de 40% de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté.
Principaux secteurs d'activité
Le secteur agricole contribue à 16,9% du PIB vénézuelien et emploie environ 9% de la population active. Les principales productions agricoles du pays sont le maïs, le blé, le soja, la canne à sucre, le riz, le coton, les bananes, les légumes, le café, la viande de boeuf et de porc, le lait, les oeufs et le poisson. Le Vénézuela bénéficie d'importantes ressources naturelles : pétrole, gaz, mines d'or et d'argent, bauxite et diamants.
Selon l'OPEP, les réserves prouvées en pétrole du pays atteindraient 296,50 milliards de barils ce qui le place à la première place mondiale devant l'Arabie saoudite.
Le secteur industriel représente près de 23,6% du PIB et emploie près de 24% de la population. Les principales activités industrielles sont le pétrole (controlé par une société d'Etat, le pétrole représente la première richesse naturelle du pays), le matériel de construction, l'alimentation, le textile, le fer, l'acier, l'aluminium et l'assemblage de pièces de moteurs.
Le secteur des services représente plus de 54% du PIB et emploie les deux tiers de la population active.
Commerce extérieur
Le commerce extérieur du Venezuela représente environ un tiers du PIB. Le pays cherche avant tout à améliorer et à accroître ses relations commerciales avec la zone latino-américaine, l'UE et la Chine. Les Etats-Unis demeurent toutefois le principal client pétrolier et le premier partenaire économique et commercial du Venezuela. Ils paient leurs achats au prix du marché et constituent, par conséquent, la première source de liquidités du Venezuela.
Le pays exporte du pétrole, du fer, de la bauxite et de l'aluminium, des produits agricoles, des produits semi-manufacturés, des véhicules et des produits chimiques. Les principaux clients du Vénézuéla sont les États-Unis, la Chine et l'Inde. Le pays importe des produits manufacturés et de luxe, des machines et des équipements pour le secteur des transports, du matériel de construction et des produits pharmaceutiques. Les principaux fournisseurs du Vénézuéla sont les Etats-Unis, la Chine et le Brésil.
La balance commerciale du Venezuela est structurellement très excédentaire du fait de la manne pétrolière. Elle reflète le poids significatif du pétrole dans l'économie du pays malgré les difficultés croissantes rencontrées par ce secteur, à l’instar de l’ensemble du tissu d’entreprises du pays. En 2011, les exportations pétrolières (plus de 32% du PIB) ont progressé en valeur mais ont reculé en volume. Cette diminution, continue depuis 2005, s’explique par l’orientation d’une partie croissante des revenus pétroliers vers le financement de projets sociaux et politiques (dépenses publiques à l’intérieur et soutien aux alliés à l’extérieur) au détriment des investissements de production. Les exportations hors pétrole, qui représentaient 35% du total dans les années 1990, se sont considérablement réduites (moins de 6% en 2011), conséquence de l’affaiblissement de l'appareil productif et d'une dépendance accrue envers la rente pétrolière.
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Dernières mises à jour en Mai 2012